Une réflexion sur “Salon de Saint-Saturnin-Lès-Apt

  1. ogirgiel5560

    J’ai beaucoup aimé « Rose », ce roman, cette femme aventureuse qui pousse la liberté jusqu’à faire sien le précepte balzacien selon lequel les époux vivant séparés s’exècrent ou bien s’adorent. « Adorons-nous », lance Rose à Milo comme une ultime gageure à son couple au terme d’une révolution personnelle déclenchée par un burn-out. Mais quand elle s’explique, ses paroles font « le même bruit qu’un couvercle de marmite tombant sur un carrelage ». Pourtant Rose risque tout, jusqu’à la rupture amoureuse qui la frôle mais jamais ne l’atteint, car elle a le goût du bonheur chevillé au corps. C’est un lieu, traversé comme une évidence qui finalement contiendra ce bonheur et réconciliera les époux.
    Sylvie Etient signe ici une chronique qui pourrait s’apparenter à la version moderne de la Femme de trente ans de Balzac, dans laquelle la trentenaire devient cinquantenaire. La référence explicite à la Physiologie du Mariage nous incite à ce parallèle, bien que Sylvie Etient se défende d’une telle illustre parenté. En tant qu’ancienne avocate spécialisée dans les affaires matrimoniales n’est-elle pas justement une fine observatrice des moeurs de notre époque, comme l’était en son temps l’auteur de la Comédie humaine ? Sylvie Etient adjoint à cette qualité la plume fine, acérée, pétillante de la principale intéressée. Sincérité et fantaisie caractérisent cette fresque féminine.

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